Taille haute ou basse, densité de plantation, techniques de palissage et surtout les multiples formes que les ceps taillés peuvent prendre, contribuent à la diversité des vignobles. La conduite de la vigne doit en effet être adaptée au cépage et à certains éléments du terroir. Ainsi, une taille basse, en gobelet, s'impose généralement dans les régions soumises à la sécheresse ou à des vents violents. Sur des sols humides pâtissant d'un climat froid, une taille haute, au contraire, permettra de réduire le risque de pourriture.
Le cycle annuel des travaux, parallèle au cycle végétatif, consiste en une vingtaine d'interventions. Parmi elles, les tailles sont particulièrement décisives : trop sévères, elles empêchent le développement harmonieux de la vigne; insuffisantes, elles permettent à la vigne de produire en abondance du raisin insuffisamment mûri. Le type de taille est indissociable de la densité de plantation et d'un palissage éventuel : ces trois éléments combinés constituent la conduite de la vigne.
Les ennemis de la vigne sont nombreux et de diverses natures : animale, climatique, physiologique et biologique. L’obtention d'un bon raisin est le résultat d'une attention sans faille et de soins constants de la part du viticulteur.